La pêche guadeloupéenne est exclusivement artisanale, ne comptant aucun navire de plus de 12 m et s’appuyant sur 95 % d’unités non pontées (« saintoises »). Il s’agit d’un choix de modèle de développement afin de garantir :

– la maîtrise des impacts sur les écosystèmes et les ressources ;
– la meilleure répartition des richesses produites ;
– l’optimisation de la création ou du maintien d’emplois ;
– le maintien d’activité sur l’ensemble de l’archipel.

La taille moyenne des navires de pêche est de 7,5 m pour une puissance moyenne de 157 kW et un âge moyen de 13 ans.
Le nombre de navires armés en pêche est relativement stable depuis une décennie avec une tendance à l’augmentation des tailles des navires et à leur motorisation.

La flottille est répartie sur l’ensemble du littoral de l’archipel avec près d’une centaine de sites de mouillage identifiés. Les principaux ports de pêche sont La Désirade (69 navires), Saint-François (58), Sainte Rose (36), Terre de Haut (35), Deshaies (31), illustrant l’importance de la pêche dans les îles périphériques de l’archipel.

La pêche artisanale guadeloupéenne demeure largement dépendante des ressources côtières, principalement récifales :

– 425 navires opèrent strictement sur les secteurs côtiers ;
– 183 navires ont une activité mixte entre côte et large ;
– 59 navires ont une activité strictement orientée vers les ressources du large.

Les techniques de pêches sont variées et les navires de pêches artisanaux demeurent polyvalents, pratiquant plusieurs engins de pêche ou métiers.

Les principales techniques de pêche déployées sont :

– Le casier (55% de la flottille) ;
– La ligne de traîne (53 % de la flottille) ;
– Le filet Maillant (34 % de la flottille) ;
– Le Trémail (32 % de la flottille).